29 mars 2008
Intrecommunalité
Les maires des villes-centre ne présidaient que 35% des communautés, et seulement 5% des présidents étaient des femmes
Le
renouvellement des assemblées intercommunales et l’élection, d’ici au
18 avril, des présidents des communautés de communes, communautés
d’agglomération et communautés urbaines constitue, estime l’Assemblée
des communautés de France (AdCF), le «troisième tour» des scrutins
municipaux des 9 et 16 mars dernier. Près de 85.000 délégués
communautaires sont en cours de désignation par les 33.634 conseils
municipaux des communes membres des différentes catégories
d’intercommunalités.
Afin d’éclairer ces enjeux, l’Observatoire de l’AdCF a réalisé une
étude sur la composition des instances intercommunales en s’appuyant,
d’une part, sur les dispositions statutaires des intercommunalités mais
également les pratiques constatées lors de la mandature précédente.
Selon cette étude:
- en moyenne nationale, les assemblées intercommunales se composent
de 35 sièges (la très grande majorité d’entre elles comprenant entre 20
et 50 sièges), le nombre moyen de sièges par commune étant de trois;
- des écarts très sensibles par rapport à cette situation moyenne
sont toutefois constatés et résultent d’une part du poids démographique
de l’intercommunalité mais également du nombre de communes associées au
sein d’une intercommunalité (qui varie de 2 à 128);
- en raison d’obligations réglementaires mais également de
compromis politiques locaux, les sièges attribués aux villes centres ou
aux communes principales sont en général significativement inférieurs à
leur poids démographique au sein de l’intercommunalité (en moyenne 22%
des sièges pour 45% de la population);
- jusqu’en 2008, la présidence de l’intercommunalité n’était
exercée par le maire de la ville centre (ou commune principale) que
dans 35% des communautés en moyenne; ce taux est néanmoins plus élevé
au sein des agglomérations (56%) et plus encore des communautés
urbaines (64%);
- seuls 5% de communautés étaient présidées par une femme lors de
la mandature précédente (alors que 11% des maires sont des femmes et 3%
des présidents de conseils généraux);
- la «gouvernance» de l’intercommunalité a été très largement
marquée jusqu’à présent par le primat de la représentation des communes
et des maires sur les logiques partisanes. Seuls 3% des communautés
disposaient de groupes politiques constitués au sein de leur assemblée.
Elles n’étaient également que 3% à comprendre au sein de leurs
assemblées des représentants des oppositions municipales (notamment
toutes les communautés urbaines en raison des mécanismes légaux de
désignation qui les caractérisent).
Près de la moitié des communautés (43%) avaient institué, de
manière facultative et informelle, un organe collégial des maires
(conseil ou comité des maires) aux côtés du bureau et de l’assemblée
communautaire.
Pour télécharger l'étude, voir lien ci-dessous (PDF, 224 Ko).
http://www.adcf.asso.fr/files/Note-AdCF-elus-interco.pdf
source : maire-info
http://www.maire-info.com/article.asp?param=9536&PARAM2=PLUS
27 mars 2008
Congrès du PRG du 16 au 18 mai à Paris pour élire son président

Le
Comité directeur du Parti radical de gauche (PRG) a décidé mercredi à
l'unanimité de la tenue d'un congrès du parti du 16 au 18 mai à Paris,
notamment pour élire son président.
Le sénateur du Tarn-et-Garonne Jean-Michel Baylet, qui dirige cette cette formation alliée au PS depuis 1996, n'a pas indiqué s'il briguerait un nouveau mandat.
"Il faut que je réfléchisse et que je prenne ma décision", a-t-il indiqué à l'AFP à l'issue des travaux du comité directeur réuni mercredi à Paris.
"Aujourd'hui, il n'y a aucun candidat", a indiqué M. Baylet précisant que les candidatures devraient être déposées une quinzaine de jours avant le congrès. Les candidats sont présentés par "au moins dix fédérations ou 500 militants".
Ce congrès devra aussi conduire un "débat de politique générale", a souligné M. Baylet. Le précédent congrès avait eu lieu à Lyon en décembre 2004.
M. Baylet a précisé que la ligne politique qu'il prônait restait "l'indépendance à gauche". Concernant son initiative de rapprochement avec le Parti radical de Jean-Louis Borloo, associé à l'UMP, elle "n'a pas été abordée au comité directeur", a-t-il dit.
Cette initiative - qui s'était soldée par des échanges avec les radicaux "valoisiens" sur des thèmes comme l'Europe - a été "naturellement mise en sommeil pendant les élections" municipales et "nous allons voir lors du prochain bureau national ce qu'il convient de faire".
Le sujet "n'est pas enterré" mais il "ne fait pas l'unanimité chez nous", a-t-il dit.
La proposition de M. Baylet d'une certaine distanciation des radicaux de gauche vis-à-vis du Parti socialiste devrait être l'un des thèmes centraux du Congrès, selon des cadres du parti qui y sont plutôt favorables. M. Bros rapelle les "accrocs" durant les municipales où le PS avait maintenu par endroits ses candidats contre des PRG.
M. Baylet a condamné mercredi cette attitude du PS et estimé que compte tenu des "divergences", il n'était "pas opportun" de tenir de nouveaux sommets des cinq formations de l'ex-gauche plurielle.